À la suite de l’annonce de notre nouveau partenariat avec l’éditeur Generix, découvrez l’interview croisée de Sarah Azria, Directrice filière Supply Chain EMEA North & Asie Pacifique de Generix et Thierry Puharré, Président du Groupe ACSEP. De la modernisation progressive des SI à l’adoption du WMS en mode SaaS, en passant par l’intégration de l’IA et la conduite du changement sur le terrain, nos deux experts partagent leur vision complémentaire pour transformer la performance logistique.
Quels défis majeurs voyez-vous aujourd’hui dans la transformation digitale de la Supply Chain ?
Sarah Azria : Aujourd’hui, la Supply Chain évolue dans un environnement chahuté où les attentes en matière de réactivité, de visibilité et de résilience n’ont jamais été aussi fortes. Beaucoup d’entreprises doivent encore composer avec des systèmes historiques parfois difficiles à faire évoluer, des données dispersées entre plusieurs outils et des organisations qui fonctionnent encore trop souvent en silos.
Le défi n’est pas seulement technologique. Il consiste à moderniser sans désorganiser, à construire un socle de données fiable et partagé permettant de mieux anticiper et de piloter les opérations en temps réel. Dans le même temps, les entreprises font face à une exigence croissante de retour sur investissement. Les projets doivent démontrer rapidement leur valeur, ce qui accélère l’adoption de solutions plus agiles, fondées sur le SaaS, la donnée et l’automatisation.
Enfin, l’essor de l’IA ouvre des perspectives très prometteuses en matière d’anticipation, de prise de décision et d’optimisation des opérations. Mais la véritable réussite réside dans la capacité à transformer ces innovations en usages concrets et créateurs de valeur pour les équipes terrain.
Comment ces défis se traduisent-ils concrètement sur le terrain ?
Thierry Puharré : Dans un entrepôt, la transformation digitale doit répondre à une contrainte très simple : il est impossible de stopper les opérations pour faire évoluer le système d’information. Le WMS est au cœur de l’activité logistique et les entreprises attendent aujourd’hui des résultats rapides, mesurables, tout en sécurisant leur exploitation.
Il faut donc réussir à moderniser progressivement les systèmes, intégrer davantage d’automatisation, connecter les différentes briques du SI et exploiter mieux la donnée, sans dégrader le niveau de service.
Pour nous, la réussite d’un projet ne se mesure pas uniquement à son passage en production. Elle se mesure ensuite sur le terrain : productivité, fiabilité des stocks, qualité de service, réduction des incidents et capacité à absorber plus facilement les évolutions de l’activité. L’accompagnement au changement et des indicateurs clés mesurables sont devenus indispensables.
En quoi ce partenariat avec ACSEP est-il stratégique pour Generix ?
Sarah Azria : Pour nous, la force de cette collaboration tient d’abord à la rencontre entre deux savoir-faire très complémentaires.
D’un côté, Generix apporte une plateforme SaaS conçue pour faire évoluer les opérations logistiques dans la durée.
De l’autre, ACSEP apporte une connaissance fine du terrain, des organisations et des enjeux d’intégration. C’est cette combinaison qui fait toute la valeur de notre partenariat : avancer plus vite, mais surtout avancer mieux, avec des innovations utiles, bien déployées et réellement adoptées par les équipes.
Pourquoi Generix est-il un partenaire naturel pour ACSEP ?
Thierry Puharré : Avec son WMS, Generix dispose d’une solution particulièrement riche, paramétrable et adaptée à des environnements logistiques complexes.
L’évolution de son offre vers le SaaS, l’intégration croissante de la data, de l’IA et de l’automatisation correspondent également aux transformations que nous observons chez nos clients.
De notre côté, ACSEP possède une connaissance particulièrement approfondie de Generix WMS, aussi bien sur les dimensions fonctionnelles, techniques et opérationnelles. Nos équipes connaissent les problématiques d’intégration, les environnements techniques historiques, les contraintes d’exploitation des entrepôts et les enjeux de leur modernisation.
Cette complémentarité est naturelle : Generix apporte la puissance et l’évolution de sa solution, ACSEP apporte sa connaissance du terrain et sa capacité à transformer cette technologie en performance opérationnelle pour nos clients.
En quoi vos expertises sont-elles complémentaires ?
Sarah Azria : Dans un projet Supply Chain, la valeur se crée lorsque trois dimensions avancent ensemble : la vision produit, l’intégration et l’appropriation opérationnelle.
Generix apporte une expertise technologique et produit, avec des solutions conçues pour évoluer en continu et intégrer rapidement les innovations utiles aux opérations.
ACSEP apporte la connaissance des environnements clients, l’expérience des projets logistiques et la capacité à accompagner les équipes dans leurs usages quotidiens.
Notre complémentarité tient à cette articulation : transformer une innovation logicielle en performance opérationnelle concrète, déployable et durable.
Notre capacité à intervenir à la fois sur le Build et sur le Run est importante : elle permet de conserver la connaissance du contexte client tout au long du cycle de vie du WMS. Nous faisons finalement le lien entre ce que permet la technologie et ce dont les opérations ont réellement besoin.
Comment le WMS SaaS transforme-t-il la performance logistique ?
Sarah Azria : Le WMS SaaS transforme la performance logistique en rendant l’amélioration continue beaucoup plus accessible. Les entreprises peuvent bénéficier plus rapidement des nouvelles fonctionnalités, ajuster leur solution à l’évolution des volumes, harmoniser leurs pratiques entre sites et déployer de nouveaux usages sans cycles de mise à jour lourds. C’est aussi ce modèle qui permet d’intégrer plus facilement des innovations comme l’IA, l’analytique avancée ou l’automatisation, au service de cas d’usage très concrets : mieux anticiper l’activité, prioriser les actions, optimiser les ressources.
Cette capacité d’évolution continue améliore la réactivité des équipes, la qualité d’exécution et la maîtrise opérationnelle. Le système d’information devient ainsi un levier direct.
Quels sont les facteurs clés de succès pour réussir une transition WMS vers le SaaS ?
Thierry Puharré : Le premier point consiste à ne pas considérer un passage au SaaS comme une simple migration technique. C’est une véritable démarche de transformation.
Il faut commencer par bien connaître l’existant : processus, spécifiques, interfaces, données, contraintes d’exploitation et dépendances avec les autres composants du système d’information. C’est ensuite l’occasion de rationaliser certains processus, de réduire les développements spécifiques devenus inutiles et de se rapprocher autant que possible du standard du logiciel.
La trajectoire doit également être parfaitement sécurisée : stratégie de tests, performances, répétition de la bascule, continuité d’activité et accompagnement après démarrage. Enfin, il faut associer très tôt les équipes opérationnelles.
Un projet SaaS réussi est un projet qui modernise la technologie, tout en simplifiant et sécurisant durablement son exploitation et son évolution.
Quel rôle jouent l’IA, l’analytique avancée et l’automatisation dans cette évolution ?
Sarah Azria : L’IA, l’analytique avancée et l’automatisation changent surtout la manière de piloter les opérations. Elles permettent de passer d’une logique de constat à une logique d’anticipation et de recommandation. Dans un entrepôt, cela signifie identifier plus tôt les signaux faibles, prioriser les actions à mener et orienter les équipes vers les décisions les plus pertinentes. L’analytique donne de la visibilité, l’automatisation sécurise l’exécution des tâches répétitives, et l’IA apporte une capacité supplémentaire de projection et d’aide à la décision. Leur rôle n’est donc pas de remplacer l’expertise métier, mais de l’augmenter, en donnant aux équipes des outils plus précis pour piloter la performance au quotidien.
Comment faire adopter ces innovations par les utilisateurs terrain ?
Thierry Puharré : Il faut partir des usages et des problèmes à résoudre, et non de la technologie. L’IA, l’analytique ou l’automatisation n’ont de valeur pour un responsable d’entrepôt ou un opérateur que si elles lui permettent de mieux anticiper une charge, de prendre une décision plus rapidement, d’éviter une tâche sans valeur ajoutée ou d’améliorer la fiabilité de son travail.
Nous privilégions donc des cas d’usage concrets, avec des indicateurs permettant de mesurer la situation avant et après leur mise en œuvre. Il faut également impliquer les managers et les utilisateurs clés en amont, tester sur des périmètres maîtrisés et intégrer leurs retours.
L’innovation est réellement adoptée lorsqu’elle devient presque invisible : l’utilisateur ne voit plus la technologie, il constate simplement qu’il travaille mieux et plus efficacement.
Quels bénéfices concrets les clients peuvent-ils attendre de ce partenariat ?
Sarah Azria : Pour un client, le bénéfice le plus immédiat est de réduire l’écart entre l’ambition de transformation et sa mise en œuvre opérationnelle. Generix apporte la capacité d’innovation, notamment grâce à la data et de l’IA. ACSEP apporte l’accompagnement projet, la compréhension terrain et la sécurisation du déploiement. Cette combinaison permet de limiter les risques, de raccourcir le temps de mise en œuvre et de rendre les résultats plus tangibles : meilleure visibilité, processus plus fluides, décisions plus rapides et performance opérationnelle accrue.
Thierry Puharré : Le premier bénéfice est de pouvoir réunir dans une même démarche la maîtrise de la solution de l’éditeur et une très forte expertise opérationnelle de son intégration et de son exploitation. Cela permet de réduire les risques, de sécuriser les transformations et de raccourcir le chemin entre une évolution technologique et son utilisation effective dans l’entrepôt. Cette complémentarité est particulièrement pertinente pour les entreprises qui doivent moderniser un environnement Generix existant, préparer ou réaliser une transition vers le SaaS, intégrer davantage d’automatisation ou simplement améliorer la performance et la maîtrise de leur WMS actuel. Et surtout, nous pouvons accompagner le client dans la durée : depuis l’analyse de son besoin jusqu’au déploiement, puis dans le support et l’amélioration continue de ses opérations.
Quelle est votre ambition commune pour les prochaines étapes ?
Sarah Azria : Avec ACSEP, nous avons envie d’aller plus loin que la réussite de projets ponctuels : nous voulons installer une dynamique de collaboration durable, utile et créatrice de valeur pour les clients.
Nous avons déjà une base solide : des expertises complémentaires, une bonne compréhension des enjeux terrain et une même volonté d’accélérer l’innovation sans complexifier les opérations. La suite, c’est d’aller plus loin ensemble, en identifiant les cas d’usage les plus utiles, en capitalisant sur les retours d’expérience et en construisant des approches de déploiement plus simples à reproduire.
L’objectif est clair : aider les entreprises à moderniser leur Supply Chain de façon plus fluide, plus sécurisée et plus durable.
Thierry Puharré : Notre ambition est maintenant de faire de ce partenariat un véritable accélérateur de transformation pour les clients Generix.
Je vois notamment trois grands axes : accompagner la modernisation des environnements existants et leur évolution vers le SaaS, sécuriser et optimiser les systèmes encore exploités On-Premise, et faciliter l’intégration des nouvelles possibilités offertes par l’automatisation, la data et l’intelligence artificielle.
Nous voulons également capitaliser sur nos expertises respectives pour industrialiser davantage les démarches : diagnostic, trajectoire de transformation, intégration, migration, déploiement puis accompagnement dans la durée.
L’objectif est finalement assez simple : associer l’innovation portée par Generix à l’expertise d’intégrateur d’ACSEP pour permettre à nos clients de transformer leur Supply Chain plus vite, avec moins de risques et avec des résultats opérationnels mesurables.








